Un petit Asimov à la main, j’amène à ma bouche une tasse contenant du thé vert directement importé du Japon. Mon esprit est songeur, inquiet, repensant à certains passages troublants du livre fraîchement achevé. Tout en continuant de rêvasser, je me lève pour aller m’étendre sur le lit. Je me dit que quelque part, au Japon, quelqu’un aussi se pose les mêmes questions que moi, un Asimov à la main, une tasse de thé dans l’autre. Il est dans sa chambre à Tokyo, couché sur son lit, fixant droit devant lui. Étudiant à l’université en science, souffrant d’insomnie, il ne sait trouver le sommeil par cette nuit pluvieuse. Il se lève, regarde par la fenêtre et ce qui s’offre à lui est un paysage que je ne saurais retrouvé en ouvrir mes rideaux; une ville énorme, digne d’être l’ancêtre d’un décor futuriste aux accents de Les Robots et l’Empire.
Je me demande ce qu’il pense. Songe-t-il à des prairies verdoyantes, un peu comme celles que je verrais, si comme lui, je me levais pour regarder à la fenêtre, ou rêve-t-il à des avancés technologiques incroyables: des véhicules volants, des grattes-ciels gigantesques, des lumières à faire naître le jour dans l’obscurité? Peut-être rêve-t-il que cette technologique apporte la fin des guerres, des famines et des maladies sous la forme d’énergie pour tous, de nouvelles méthodes d’agriculture ou de médicaments miracles. Ou, peut-être se dit-il que peu importe les lieux, le contexte, les époques, les outils ou l’échelle, l’homme trouvera toujours une méthode incroyablement ingénieuse d’avoir plus que son prochain transformant ainsi la technologie en une sommation zéro.
Et merci à toi pour ce très agréable commentaire !
Je reviendrai, c’est certain
A bientôt !