Cet après-midi, j’étais tranquillement assis devant mon PC profitant du congé estival. Je regarde des vidéos sur youtube, je surf sur le world wide web et je laisse reposer mon esprit songeur. Une chose vînt à me tracasser… Comment se déroulera cet été? Par là j’entends: L’été sera-t-il mouvementé, platonique ou simplement névralgique? Quand on repense à nos étés de jeunesse, à nos conneries d’enfance, à nos sorties sans buts qui finissaient en queue de poisson, on agrée généralement sur un point. Nous en sommes tous nostalgiques que ce soit un peu ou totalement. Non pas que je regrettes… ou peut-être que oui, ces ballades nocturnes, ces invitations douteuses, ces départs sur la volée.
Par contre, certains moments restent des souvenirs indéniables. Des moments perdus dans le temps que l’on désire revivre pour s’enivrer des sensations précises qui nous reviennent à l’esprit, mais où est la vérité dans ce méandre? Comment distingue-t-on ce qui est vrai parmi nos simples fabulations de souvenirs révolus? Car malgré tout, j’en suis certain, la plupart des souvenirs d’autres fois avec lesquels je voyage ne sont que des maigres reflets de la réalité.
Revenons dans le temps, au moment même d’un souvenir d’autre fois. Pas un de ceux qui marquèrent notre vie, mais plutôt un souvenir anodin, mais qui avec le temps nous semble être la représentation même de la belle époque. J’ai ce sentiment, voisin de Certitude, qu’à l’instant réel de l’événement, jamais nous n’aurions cru regretter cet instant de tous les jours. Pourquoi alors avons-nous ce besoin irréprochable du regret?
J’abhorre de devoir reconnaître qu’après tout je suis de cette masse taciturne qui gémi aux sons de la douce nostalgie, qui regarde parfois des images d’autrefois cherchant ce qui manque au présent. Je cherche vainement la voie du changement dans ce qui est immuable. J’admets l’ironie de la chose sans nécessairement adhérer à la logique d’y renoncer. Est-ce mal… si l’on aime le passé?
20h31