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Poème: Ataraxie

Aujourd’hui, encore un poème! Thématique: l’ataraxie (évidemment). Laissez-moi vos impressions, j’apprécie toujours!

***

Voilà le lent réveil du crépuscule
Et ses profonds rivages amarantes
Des spasmes de rêves y copulent
Tel d’intangibles étoiles coruscantes

S’y lève ô révélateur soleil du midi
Tapissant les longs champ d’hélianthes
La vérité brisant nos délatrices envies
Il y sème la lumière en ocres plantes

Dans ce ciel azuré d’orages lointains
Où la perte de sens n’importe que peu
L’infrangible réalité y sème son grain
Mais son fruit nous semble douteux

***

9h02

Un petit Asimov à la main, j’amène à ma bouche une tasse contenant du thé vert directement importé du Japon. Mon esprit est songeur, inquiet, repensant à certains passages troublants du livre fraîchement achevé. Tout en continuant de rêvasser, je me lève pour aller m’étendre sur le lit. Je me dit que quelque part, au Japon, quelqu’un aussi se pose les mêmes questions que moi, un Asimov à la main, une tasse de thé dans l’autre. Il est dans sa chambre à Tokyo, couché sur son lit, fixant droit devant lui. Étudiant à l’université en science, souffrant d’insomnie, il ne sait trouver le sommeil par cette nuit pluvieuse.  Il se lève, regarde par la fenêtre et ce qui s’offre à lui est un paysage que je ne saurais retrouvé en ouvrir mes rideaux; une ville énorme, digne d’être l’ancêtre d’un décor futuriste aux accents de Les Robots et l’Empire.

Je me demande ce qu’il pense. Songe-t-il à des prairies verdoyantes, un peu comme celles que je verrais, si comme lui, je me levais pour regarder à la fenêtre, ou rêve-t-il à des avancés technologiques incroyables: des véhicules volants, des grattes-ciels gigantesques, des lumières à faire naître le jour dans l’obscurité? Peut-être rêve-t-il que cette technologique apporte la fin des guerres, des famines et des maladies sous la forme d’énergie pour tous, de nouvelles méthodes d’agriculture ou de médicaments miracles. Ou, peut-être se dit-il que peu importe les lieux, le contexte, les époques, les outils ou l’échelle, l’homme trouvera toujours une méthode incroyablement ingénieuse d’avoir plus que son prochain transformant ainsi la technologie en une sommation zéro.

Poème: Les Espoirs

Petit poème que je ressors du placard après la lecture d’un petit article dans le blog d’Anaïs Oddou (ici). Bonne lecture.

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Qu’es-tu si ce n’est qu’un idéal ?
Toi, Ô bourgeon de mon mal…

Tu es l’amarante tulipe cireuse.
Celle qui fend la neige rêveuse.
Comme l’amère douleur du réveil.
Dont la nostalgie m’émerveille.

Tu es la force des grandes armées.
Celle qui écrase toute adversité.
Comme la douce peur de l’enfant.
Dont le réconfort est l’amant.

À quoi donc puis-je songer ?
Ta venue m’est si désespérée.

Tu as cette beauté immaculée.
Celle des blancs anges tombés.
Comme un violent vent de noir.
Dont novembre accouche le soir.

Tu as cette entière déraison.
Celle qui brise les pardons.
Comme un rocher solitaire.
Dont la vague fierté opère.

***

8h15 (Oui… pas capable de dormir)

Tu fais quoi ce week-end Nicole?

Bof, rien du tout… Je me la coule douce. Ça va me faire du bien.

Franchement, je me demande encore si l’action de ne rien faire (paradoxalement une action) est bénéfique pour l’homme. On citera Rousseau et son homme sociétaire pour vite conclure la discussion en affirmant que l’homme naturel doit revenir à la raison et agir au bien de la société. Bref, arrêter de se pogner le fessier et se mouvoir à une activité productive. Par contre, tout ne dépend-t-il pas de la définition même de “rien faire”. Bon bon… vous me direz que rien faire, c’est rien faire! Eh bien, sincèrement, pour ma part, j’ai rarement réussi à ne précisément “rien faire” d’une journée complète. Pour moi, rien faire c’est lire, écrire, jouer de la musique, écouter de la musique, lire des blog, écouter une émission ne sollicitant que 0.000001% du 100% de mon cerveau (oui contrairement aux autres j’utilise non pas 10% de mon cerveau, mais 100%, voir ici). Bref, développer mon individualisme et cela m’offre la paix d’esprit. J’ai ce sentiment que j’avance un tant soit peu vers l’individu que j’aspire être, non pas nécessairement par l’accumulation de connaissances, mais plutôt par l’apprentissage de ce que je suis à travers l’art, les sciences, la littérature, la poésie, la musique, etc. Est-ce une cure au mal de vivre? Qu’en dites-vous?

15h46

Bonjour chers (futurs) lecteurs, voici un petit poème que j’ai composé (il y a des lustres) sur la thématique de la nostalgie vs bonheur présent.

***

Que reste-t-il de nos regards
Que reste-t-il de ces sourires
Dans lesquels les anges avaient pris part
Et dont l’amour avait su se nourrir

Même dans les tumultes des hivers
La pénombre de nos calvaires
Que reste-t-il des suaves étés
Mais où sont donc nos rêves ébouriffés

Alors oserons-nous le bonheur
Qu’une simple fois dans nos vies
Pour purger les malheurs
Des spasmes de l’ennui

Mais que restera-t-il alors
Une fois oubliés
Que restera-t-il dès lors
De nos souvenirs d’été

Cet après-midi, j’étais tranquillement assis devant mon PC profitant du congé estival. Je regarde des vidéos sur youtube, je surf sur le world wide web et je laisse reposer mon esprit songeur. Une chose vînt à me tracasser… Comment se déroulera cet été? Par là j’entends: L’été sera-t-il mouvementé, platonique ou simplement névralgique? Quand on repense à nos étés de jeunesse, à nos conneries d’enfance, à nos sorties sans buts qui finissaient en queue de poisson, on agrée généralement sur un point. Nous en sommes tous nostalgiques que ce soit un peu ou totalement. Non pas que je regrettes… ou peut-être que oui, ces ballades nocturnes, ces invitations douteuses, ces départs sur la volée.

Par contre, certains moments restent des souvenirs indéniables. Des moments perdus dans le temps que l’on désire revivre pour s’enivrer des sensations précises qui nous reviennent à l’esprit, mais où est la vérité dans ce méandre? Comment distingue-t-on ce qui est vrai parmi nos simples fabulations de souvenirs révolus? Car malgré tout, j’en suis certain, la plupart des souvenirs d’autres fois avec lesquels je voyage ne sont que des maigres reflets de la réalité.

Revenons dans le temps, au moment même d’un souvenir d’autre fois. Pas un de ceux qui marquèrent notre vie, mais plutôt un souvenir anodin, mais qui avec le temps nous semble être la représentation même de la belle époque. J’ai ce sentiment, voisin de Certitude, qu’à l’instant réel de l’événement, jamais nous n’aurions cru regretter cet instant de tous les jours. Pourquoi alors avons-nous ce besoin irréprochable du regret?

J’abhorre de devoir reconnaître qu’après tout je suis de cette masse taciturne qui gémi aux sons de la douce nostalgie, qui regarde parfois des images d’autrefois cherchant ce qui manque au présent. Je cherche vainement la voie du changement dans ce qui est immuable. J’admets l’ironie de la chose sans nécessairement adhérer à la logique d’y renoncer. Est-ce mal… si l’on aime le passé?

20h31

Ouverture

Il y a tant de choses sur lesquels nous voudrions parler. Nous cherchons mots et raisons à chaque pensées. Pourtant, finalement, peu de choses sensées nous portent, peu de mots s’étendent. Je cherche la raison de ce mal d’être. Cette impression que tout ce qui est ressenti, n’est point explicable. Je cherche là où chaque esprit s’égarent. Là où nous cherchons le mot, la phrase, le poème, la chanson juste.

Je suis humain, je cherche à être entendu;

Lisez-moi.

23h12